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NAO 2026 – Une provocation sociale !

  • 13 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 févr.


Pendant que Michelin consacre des centaines de millions d’euros aux

actionnaires, la direction propose aux salariés… des miettes.


Les NAO 2026 viennent de se terminer. Cette négociation n’était qu’une mascarade digne du cours Florent. La direction affirme « préserver les premiers niveaux de rémunération », mais dans les faits, une majorité de salariés verra son pouvoir d’achat reculer. Les augmentations sont à peine au niveau de l’inflation 2025 pour les agents et ne sont même pas au niveau de l’augmentation du SMIC (+1,18 %). Quant aux collaborateurs et cadres… zéro. L’absence totale d’augmentation individuelle acte un gel des salaires. Pourtant l’ensemble des salariés fait preuve de résilience, de flexibilité et de polyvalence, malgré des exigences accrues en compétences, responsabilités, performance et engagement, allant parfois jusqu’à l’imposition des congés au détriment de leur vie personnelle.



* Il correspond à l’évolution salariale lors d’un changement de NR ou de coefficient. Exemple : Un salarié agent avec un taux horaire de 13,00 € en 3x8 avec samedis gagnera 21,72 € bruts/mois soit 282,36 € bruts/an.


Cette politique salariale est un scandale : en deux ans, Michelin a consacré plus de 3 milliards d’euros aux rachats d’actions et aux dividendes, dont 1,65 milliard d’euros en 2025. Un choix qui illustre clairement les priorités de l’entreprise.

De plus, Michelin vient d’annoncer, pour 2025, un Free Cash-Flow de 2,1 milliards d’euros, supérieur à ce qui avait été communiqué en octobre, et un Résultat Opérationnel des Secteurs entre 2,6 et 3 Mds €. Preuve en est que l’entreprise ne se porte pas si mal que ça malgré ce qu’on veut nous faire croire.

A la vue de ces chiffres, quelle est l’excuse pour justifier d’un tel mépris ? La compétitivité de la France.

SUD ne peut ni entendre ni accepter cette justification. Ce n’est pas aux salariés d’en payer le prix. La compétitivité ne peut pas être le seul prisme. Elle ne peut pas se faire au détriment des salariés, de leur pouvoir d’achat, de leur reconnaissance et de leur engagement.


SUD ne signera pas l’accord salaire 2026 et demande à la direction de revoir sa copie.


Pour montrer notre mécontentement et réclamer une politique salariale juste et équitable, SUD appelle l’ensemble des salariés à la grève :

du jeudi 22 janvier à 21h au lundi 26 janvier à 6h Débrayage de 1h jusqu’à la journée complète selon les possibilités de chacun.


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