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Et ça continue… Après les 1 500 suppressions de postes en France, Michelin annonce la fermeture d'une usine BFGoodrich aux États-Unis.

  • il y a 16 heures
  • 2 min de lecture

Le groupe Michelin a annoncé, le 25 juin dernier, la fermeture progressive de son usine BFGoodrich de Tuscaloosa, en Alabama (États-Unis). D'ici à fin 2028, ce sont près de 1 200 salariés qui perdront leur emploi, tandis que la production sera transférée vers le site de Fort Wayne, dans l'Indiana.


À peine quelques jours après l'annonce de 1 500 suppressions de postes en France, Michelin confirme une nouvelle restructuration d'ampleur à l'autre bout du monde. Cette fois, ce sont 1 200 salariés américains qui sont directement touchés.


Pour justifier cette décision, la direction met une nouvelle fois en avant la baisse de certains marchés, des capacités de production jugées excédentaires et la nécessité d'améliorer la compétitivité du Groupe. Des arguments que les salariés Michelin connaissent désormais par cœur.


Car derrière ces mots se cache toujours la même réalité : restructurations, transferts d'activités, suppressions d'emplois et concentration de la production sur un nombre réduit de sites.


Une stratégie mondiale


La fermeture de Tuscaloosa ne constitue pas un événement isolé.


Depuis plusieurs années, Michelin multiplie les réorganisations à travers le monde. En France, plusieurs sites ont déjà été touchés par des fermetures ou des réductions d'effectifs. Après la fermeture du site d'Ardmore (Oklahoma) en 2025, cette nouvelle annonce confirme que les restructurations s'inscrivent dans une stratégie mondiale du Groupe.


Les pays changent, les salariés aussi. Les arguments, eux, restent les mêmes.

La mise en concurrence des sites, la recherche permanente de gains de productivité et la priorité donnée à la rentabilité conduisent progressivement à concentrer les productions et à réduire les effectifs.


Jusqu'où ?


Aujourd'hui, c'est Tuscaloosa. Hier, c’était Vannes et Cholet.


Demain, quel site sera considéré comme "moins compétitif" ? Quel atelier sera jugé "en surcapacité" ? Quels salariés devront encore payer les choix stratégiques du Groupe ?


Ces questions concernent l'ensemble des salariés Michelin, quel que soit leur pays.


Notre solidarité


Pour SUD Michelin, les salariés américains ne sont pas des concurrents. Ce sont nos collègues.


Leur inquiétude est la nôtre. Leur avenir mérite le même respect que celui des salariés français.


Face à une stratégie qui s'organise à l'échelle mondiale, les salariés ont tout intérêt à développer la solidarité entre les sites et entre les pays.


Parce que derrière chaque restructuration, il y a des femmes, des hommes et des familles.


Et parce que, derrière chaque nouvelle annonce, une question revient toujours :


Après eux… qui sera le prochain ?

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