top of page

Derrière le « volontariat », 1 500 suppressions de postes

  • il y a 9 heures
  • 2 min de lecture

Le syndicat SUD condamne le projet annoncé par Michelin de supprimer jusqu’à 1 500 postes en 3 ans à travers des dispositifs de GEPP et de ruptures conventionnelles collectives. Derrière les mots soigneusement choisis par la direction — “adaptation”, “simplification”, “optimisation des coûts” — il s’agit bien d’un nouveau plan massif de réduction des effectifs.


Michelin justifie ce projet par un “contexte économique instable”, des “coûts trop élevés” et la nécessité de “simplifier les modes de fonctionnement”. Pourtant, cela fait des années que les salariés subissent une succession ininterrompue de plans de simplification, de réorganisations et de transformations internes. À chaque fois, la promesse est la même : gagner en efficacité. À chaque fois, le résultat est identique : des services désorganisés, davantage de charge de travail, une perte de compétences et une degradation des conditions de travail.


Pour SUD, cette répétition permanente de restructurations démontre surtout l’incapacité de la direction à gérer durablement les effectifs et l’organisation du travail, en particulier dans le tertiaire. Aujourd’hui, Michelin annonce que les deux tiers des suppressions de postes concerneraient les fonctions tertiaires, et donc quasi exclusivement Clermont-Ferrand. C’est un choix extrêmement lourd de conséquences pour les salariés et pour tout le bassin d’emploi clermontois.


La direction affirme qu’il n’y aura “aucun départ contraint”. SUD rappelle qu’une rupture conventionnelle collective n’est jamais socialement neutre. Dans des organisations déjà fragilisées par les restructurations successives, le prétendu volontariat peut rapidement devenir une pression implicite exercée sur les salariés.


Michelin met en avant ses investissements et son attachement à la France. Mais pour SUD, on ne peut pas d’un côté célébrer “l’innovation” et “les métiers d’avenir”, et de l’autre organiser la suppression de centaines d’emplois et l’affaiblissement des compétences internes.


SUD demande :


  • la transparence complète sur les objectifs réels de ce plan ;

  • une politique claire d’embauches et d’organisation du travail afin d’arrêter les réorganisations permanentes qui désorganisent les équipes

  • l’absence de toute pression sur les salariés qui seront concernés

  • des garanties sur la charge de travail, les conditions de travail et les moyens accordés aux équipes restantes après les suppressions de postes

  • une véritable politique de développement de l’emploi et des compétences plutôt qu’une logique permanente de réduction des coûts.


Le syndicat SUD sera aux côtés des salariés pour défendre les emplois, les conditions de travail et l’avenir des activités Michelin sur le territoire.

Commentaires


  • Instagram
  • Facebook
  • Linkedin
logosud_edited.png
télécharger_edited.png

Rue Gabriel Péri

63000 Clermont-Ferrand

Tél : 06-59-71-20-18

© 2023 par Daniel GOMES. 

bottom of page