Réactivité GRV : 2ème réunion de négociation
- 20 avr.
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Une proposition de la direction toujours aussi déséquilibrée
Mercredi 26 novembre, la direction est revenue sur les grandes lignes du futur dispositif de réactivité qu’elle souhaite mettre en place. Plusieurs points confirment que cette réactivité est pensée avant tout pour flexibiliser les salariés, sans réelle prise en compte des contraintes du site.
Un dispositif construit pour flexibiliser les salariés
Les 10 jours bloqués avec les JDR peuvent être activés selon la production, avec un délai de prévenance de 4 semaines pouvant être ramené à 2.
Le calendrier est collectif mais le compteur de réactivité est individuel, de -5 à +15 jours, et sert à compenser les jours fermés.
En-dessous de -5, l’entreprise pourrait recourir à l’activité partielle.
Au-dessus de +15, les jours supplémentaires seraient payés ou placés dans le CET individuel.
Lorsque le compteur est négatif, le salarié devra rattraper l’année suivante.
L’abondement… sauf pour les Gravanches
Tous les sites de la MFPM ayant un accord de réactivité bénéficient d’un abondement de 20 à 35 %. Pour le site des Gravanches, la direction propose… 0 % d’abondement.
Elle justifie ce choix par un enjeu de compétitivité, sans tenir compte de la réalité sociale du site.
Une méthode de négociation inacceptable
Plusieurs éléments présentés n’avaient pas été travaillés lors des groupes de travail.
La version actuelle diffère des échanges d’octobre.
De plus, la direction annonce que cet accord sera à durée indéterminée.
Les Gravanches : encore une fois sacrifié
Le site souffre d’un manque d’attractivité depuis des années, malgré des primes élevées proposées pour des mutations.
Avec cet accord, GRV deviendrait le seul site clermontois avec de la réactivité et sans aucun abondement.
Comment attirer ou retenir du personnel dans ces conditions ?
Prochaine étape
La prochaine réunion de négociation se déroulera le 5 décembre.
Pour SUD, le compte n’y est pas. Cet accord fragilise les salariés, accroît la pression, creuse les inégalités entre les sites et laisse trop de zones d’ombre.
SUD demande un dispositif réellement discuté et coconstruit, un abondement, des garanties claires sur les compteurs et des règles transparentes et équitables.
La délégation : Romain FAURIE et Issam ZIOINI

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